
Table ronde Agora Construction & Numérique
En 2026, on ne peut plus se contenter de "faire du BIM". La question n'est plus la géométrie, mais la vérité de la donnée. Le secteur fait face à une urgence : comment aligner ce qu'on a prévu (le bureau d'études) avec ce qu'on vit (le terrain). La table ronde organisée le 4 février à Villeurbanne s'attaque au nerf de la guerre : l'exploitation réelle de la data pour la rentabilité.
Derrière cet événement, on retrouve le Cluster Éco-Bâtiment, un poids lourd de la région AURA. Ce qui rend ce rendez-vous crédible, c'est le consortium qu'il fédère : des entreprises de terrain (GCC, Pluralis), des bureaux d'études (Epigram) et l'élite académique (Centrale Lyon ENISE, Polytech Clermont). On n'est pas dans la théorie pure, mais dans l'application métier.
La matinée est structurée autour de trois piliers qui font souvent mal là où ça compte :
-
Le Planning Vivant (4D) : On sort des plannings figés. L'enjeu est de faire communiquer le prévisionnel avec l'avancement réel. Comment la data permet-elle d'ajuster les ressources sur le chantier en temps réel ?
-
Le Casse-tête du DOE : Les intervenants vont pointer du doigt les limitations des sous-traitants. L'intérêt d'une maquette réside-t-il dans son rendu 3D (l'esthétique) ou dans ses attributs (l'information) ? Pour l'exploitant, le choix est vite fait, mais la supply chain suit-elle ?
-
L'Industrialisation du 5D : On parle ici de Business Intelligence (BI). L'objectif est de collecter et visualiser des données hétérogènes pour créer des tableaux de bord interactifs. Piloter un chantier comme on pilote une usine.


