Connexion   Inscription

Questions & Réponses

  mercredi 27 juillet 2022
  10 réponses
  483 vues
  Suivre cette discussion
Bonjour à toutes et tous,

Plus que d'actualité la maitrise d'ouvrage nous demande que peut elle bien faire avec sa maquette numérique après l'obtention d'un DOE numérique.
Le plus simple serait d'intégrer cette maquette dans la GMAO. Mais voila nous sommes tous convaincu de l'intérêt que cela nous apporte de le faire, car la maquette représente la base de données que doit contenir la GMAO. voici ce que l'on peut actuellement trouver sur le net:

Bâtiment existant sans maquette numérique avec intégration des données dans la GMAO:
2 à 10€ /m² soit 0,006% du m² à 0,03% du m² pour un bâtiment de 33 000m² ce qui représente une sommes de 66 000€ à 330 000€ au total,
Bâtiment existant avec maquette numérique pour intégration des données dans la GMAO
1 à 2,5 € /m² soit 0,003% du m² à 0,007% du m² pour un bâtiment de 33 000m² ce qui représente une sommes de 33 000€ à 82 500€ au total,
Avec l’intégration d’une maquette numérique dans une GMAO les gains pourrait être sur un projet de 30 000m²
Et sur une période de 9 ans particulièrement élevé: 515k€ sur une hypothèse basse et de 900k€ sur une hypothèse haute
(batiactu du 12/12/2018)

Pour appuyer cette analyse certain d'entre vous aurait il une expérience similaire?
Comment rassurer cette même MAO sur l'intérêt de cette démarche?
Quelle en serait les bénéfices?

Tant de question aux quelles nous devons apporter des réponse en tant que BIM manager et AMO BIM.

Je reste ouvert à toutes discussion sur le sujet et merci par avance pour vos réflexions.
il y a environ 4 mois
·
#17745
0
Votes
Annuler
Bonjour à tous,

Oui la maquette GMAO est utile, mais la maquette DOE est trop lourde et doit être simplifiée pour fournir une maquette Exploitation-Maintenance.
Les règles et les responsabilités de cette simplification doivent être définies en amont, lors du DCE au plus tard, lors de la désignation des maitrises d’œuvre si possible.
Par ailleurs, la maquette DOE ne contient pas toutes les données nécessaires à la maintenance et elle doit être complétée, notamment par la classification des équipements et des espaces.
Les règles et les responsabilités de ce complément doivent être définies en amont, lors du DCE au plus tard, lors de la désignation des maitrises d’œuvre si possible. Ce qui nécessite soit de connaitre le mainteneur, l'exploitant en amont, soit de faire appel à un AMO expérimenté en Exploitation-Maintenance.
Le logiciel de GMAO doit bien sûr être compatible BIM.

Cette maquette Exploitation-Maintenance peut utilement servir à la gestion des espaces.
A spécifier en amont de la même manière.
Ce qui nécessite aussi de disposer d'un outil compatible, ex; un IWMS BIM.
Une synergie peut être trouvée si le FM ou le mainteneur est capable de gérer les espaces.

Cette maquette Exploitation-Maintenance peut aussi servir de support à certaines vues de la GTB/GTC (voir aussi le décret BACS).
A spécifier en amont de la même manière.

Si on a une vision d'avenir, il faut se poser la question des usages Gestion, Exploitation, Maintenance. Ex: métrés/quantitatifs pour les appels d'offre en exploitation, plans de vente/location, supports à des certifications, data room pour la cession du bâtiment, ...
Le cas échéant, ils doivent également être spécifiés en amont.

Le "DOE numérique" sera quant à lui, utile pour les travaux modificatifs.
Il faut évaluer l'opportunité de récupérer l'ensemble des données de conception, ex: les notes de calculs, les données des logiciels de calcul dans la maquette DOE, etc. La propriété et le responsabilité des données doivent être gérées par des clauses contractuelles appropriées.
Cette maquette si elle est bien tenue à jour lors de chaque phase de travaux, est un jumeau numérique mais ne doit pas être confondue avec le DOE numérique qui est un dossier contractuel immuable fourni à la fin des travaux.

Qui se pose encore la question de connaitre les bénéfices d'un plan en DAO vis-à-vis d'un plan papier ? C'est évident pour tout le monde
Idem pour le BIM.
Il faut bien sûr veiller à ne pas spécifier au-delà du besoin et du faisable.
il y a environ 2 mois
·
#17798
0
Votes
Annuler
Bonjour,

En effet le DOE doit être allégé pour être exploitable avec une GMAO.
Mais concrètement quelqu'un parmi vous auraient un retour d'expérience.

-l'impact en terme de temps sur la saisie des éléments à partir de plan DWG par rapport à la maquette BIM.
-les bénéfices économiques qu'à pu en tirer la MOA ou l'exploitant.

Je suis intiment convaincu des avantages que l'on peut en tirer, mais mes conviction ne font pas tout. J'aurai besoin de chiffre pour structuré et étayer mes dires.
Malheureusement de mon côté je n'ai que ce que j'ai pu trouver sur le Net.

Dans l'attente de vos retour et vous en remerciant par avance.
il y a environ 2 mois
·
#17799
0
Votes
Annuler
Bonsoir Martial Nouzille,

Votre sujet dépend beaucoup des outils employés. Modélisation et injection de data sont des sujets très inégalement traités par l'ensemble des solutions logicielles du marché actuel. Cela peut être très simple et rapide sans nécessité d'anticipation comme cela peut être un sujet technique complexe nécessitant une anticipation méthodique (et parfois un peu les deux aussi).

Les plateformes comme wittym répondent au sujet de la data actuelle et à venir d'un modèle openBIM, cela signifie que la data d'un IFC est évolutive et ne dépend pas exclusivement du modeleur.

Une conclusion simple, claire et chiffrée dépend donc des outils employés et du niveau de data (compris volumétrie) à intégrer. Un tarif /m2 me semble de fait inapproprié pour votre sujet.

Christophe FORTINEAU
Consultant, formateur et AMO BIM
Linkedin
il y a environ 2 mois
·
#17812
0
Votes
Annuler
Bonjour Christophe,

Merci pour votre retour. Mais nous ne pouvons nier que le nerf de la guerre actuel pour la MOA c'est son budget. Donc en tant que MOE ou même AMO, il nous faut garantir à la MOA que les coûts et risques sont maitrisé pour l'emmener à franchir le pas. Bien souvent la MOA n'a pas de structure BIM en interne, elle ne voit donc pas la nécessité d'une maquette numérique surtout en réha. Mais elle souhaite tout de même gérer son patrimoine par le biais d'un outils de GEM. Il est évident que même après livraison la maquette celle-ci doit évoluer en fonction des variations que subit l'ouvrage durant son cycle de vie. Mais qui assure la maintenance de la maquette? S'agit-il du mission complémentaire qui doit être intégré dans le coût du bâtiment si celui-ci est exploité par le MOA ou si cette maintenance est imposé au locataire des locaux comment cela va t-il se traduire et se réaliser.
Je sort de mon périmètre d'action, mais mon devoir de conseil me pousse à me questionner sur le sujet.

merci par avance pour vos retours.
il y a environ 2 mois
·
#17814
0
Votes
Annuler
Bonsoir Martial,

Connaissez vous ce type de plateforme ?
https://wittym.com/

- Traduction de toute la norme IFC (classe, propriétés, quantités, accès aux définitions, prise en compte de nombreux format) en langage simplifié (FR/EN)
- Changement de classes de tous types d’objet
- Gestion des classifications
- Gestion de plus d’attributs (name, long name, description)
- Connexion de bases documentaires aux objets (un doe numérique est possible)
- Gestion des unités
- Renforcement du module BCF (convergence vers BIMtrack/BIMSync)
- Identification des informations d’identité dans l’IFC en vue d’anonymiser le fichier
Amélioration du viewer 2D/3D (fonctionnalités façade orientable, optimisation de la fluidité)
- Gestion des règles via les recherches d’objet

Modifier la data non volumétrique d'un modèle BIM est donc possible via ce type de plateforme (entre autres) et surtout par la MOA elle-même. Pour modifier la volumétrie le recours à l'architecte peut être obligatoire dans le cas où il s'agit de modifier l'enveloppe extérieure du bâtiment ou dans le cas d'une modification de destination. En revanche dans le cas d'une modification de l'aménagement intérieur, le recours à un simple modeleur BIM via le logiciel de son choix est possible.


Christophe FORTINEAU
Consultant, formateur et AMO BIM
Linkedin
il y a environ 2 mois
·
#17848
0
Votes
Annuler
Merci Christophe pour ton retour. Je connais cette plateforme j'ai d'ailleurs un projet avec eu. D'où en fait toute mes interrogation sur la question. Je suis convaincu de la puissance de l'outils, bien qu'il soit nécessaire de mettre en place une codification de nommage des éléments constituant la maquette. cette plateforme traite t-elle également la donnée non modélisé? Tableur Excel par exemple.
il y a environ 2 mois
·
#17849
0
Votes
Annuler
Bonjour Martial,
Je comprends bien ton souhait de promotion du BIM et ton devoir de conseil.
Il y cependant un peu de flou dans ce sujet.

Pour revenir sur les fondamentaux :
- As-tu demandé à ton client ce qu'il fait de ses DOE actuellement ?
- Il a certainement déjà des DWG (c'est déjà du numérique ...) sur des opérations réalisées, les tient-il à jour ?
- S'il tient bien à jour ses DWG, la mise à jour d'une maquette numérique 3D est un process quasi-identique. le coût n'en sera pas beaucoup plus élevé, sauf exigence particulière.
- S'il ne tient pas à jour ses DWG, pourquoi ne les tient-il pas à jour ? et pourquoi tiendrait-il à jour une maquette numérique (sous-entendu BIM/IFC) ?

Pour l'amont de la démarche :
- Si ton client a une maquette BIM, il avait donc réalisé un Cahier des charges BIM, avec quels objectifs ?

Si mes suppositions se confirment, ne pourrait-tu inciter ton client à :
- Tenir à jour ses "plans" numériques, ainsi que les données associées,
- Réaliser sa Charte et son Cahier des charges type ? avec toi ou avec un AMO ?

A+
J
il y a environ 2 mois
·
#17851
0
Votes
Annuler
Re,
Concernant ta question "qui tient à jour ?",
- Un mainteneur est rarement en capacité de le faire, mais il a la connaissance de ce qui été modifié,
- Un FM peut le piloter mais il sous-traitera souvent,
- Un PM peut le piloter et certains peuvent le faire,
- Un architecte peut le faire, mais n'a plus la connaissance de ce qui a été modifié.
Pas de solution parfaite donc.
Aujourd'hui l'ISO 19650 préconise que le CDE soit chez le client.
En exploitation, il serait bien de considérer que :
- le CDE est la Data Room,
- il faut pouvoir transférer ses données dans un autre CDE en cas de cession de l'immeuble.

Dans tous les cas, le client/propriétaire devrait :
- mettre à disposition des exploitants un CDE,
- définir un processus de tenue à jour,
- soigneusement vérifier son application.

Voilà encore des bons sujets.
A+
J
il y a environ 2 mois
·
#17855
0
Votes
Annuler
Bonjour,
Voici un bon article :
https://www.linkedin.com/pulse/bim-gestion-bilan-et-perspectives-du-d%25C3%25A9ploiement-autour-lheureux/
Le ROI est une question "perverse", comme il l'y est dit.

Pour préciser le besoin de l'exploitant évoqué dans cet article :
- si on a du 3D à jour et des liaisons avec les assets de la GMAO c'est très bien,
- si on a du 2D à jour avec des photos 360°, et des liaisons avec les assets de la GMAO c'est bien aussi,
- si le 3D ou le 2D n'est pas à jour, on peut parfois avoir des soucis,
- si la liste des assets à maintenir, fournie par le client, n'est pas à jour ou n'est pas complète, on aura des discussions.
On en déduit la priorité, le plan d'action.
Cette discussion ne contient encore aucune réponse.
Soyez le premier à y répondre !

Connexion