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  mercredi 27 juillet 2016
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Bonjour chers BIMeurs et BIMeurses,
je suis un jeune diplômé d'une école d'ingénieur marocaine spécialisée en génie civil. je suis particulièrement passionnée de modélisation 3D et le processus BIM m'intéresse énormément et j'ai déjà commencé à me construire des connaissances là dessus par une autoformation bien sûr :p
je travaille actuellement en tant que assistant méthodes chez une filiale d'un groupe français de construction, et je m'heurte quotidiennement au conflit entre ce qu'on fait au bureau et ce qu'on voit exécuté au chantier. Ainsi je me pose la question suivante : est ce que ça vaut la peine de passer des heures et des heures à modéliser sachant que la réalité est lointaine du modèle ?
il y a environ 6 ans
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#4288
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est ce que ça vaut la peine de passer des heures et des heures à modéliser sachant que la réalité est lointaine du modèle ?


heuuu, j'ai envie de te dire que si les ouvriers ne construisent pas ce que tu dessines, vous avez un souci....
il y a environ 6 ans
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#4291
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bonjour,
la maquette et la réalisation physique sont souvent 2 choses (plus ou moins) différentes, mais une maquette BIM est sensé évoluer aussi pendant la phase chantier en fonction des ajustements inhérents au chantier (bon je dis ça mais mon expérience est proche de 0, mais c'est comme ça que je vois la chose).
il y a environ 6 ans
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#4296
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Bonjour,
Si la réalité construite et la maquette numérique sont vraiment différentes, je rejoins Walter sur le fait qu'il y a un soucis.

Pour ma part, sur un de mes précédents chantier (qui avait été fait en Solidworks), j'ai passé quelques heures (même beaucoup) à mettre en place des supportages pour les chemins de câbles, et bien heureusement qu'il y avait la maquette 3D :D .

Lorsque j'ai réalisé les plans de supportages ainsi que les carnets de détails associés, j'ai pu utiliser des configurations d'assemblages et des familles de pièces qui m'ont fait un gagner un temps énorme.
Sur le chantier, nous avions différentes nationalités à se côtoyer, grâce à la 3D, la barrière des langues a été écartée car cette dernière permettaient une compréhension de ce qu'il y avait à faire et du résultat qui était attendu. J'ai eu des retours positifs des chefs de chantier et conducteurs de travaux.
Ils ne m'ont appelé que très rarement pour avoir des infos car tout était indiqué sur les plans et carnets.

Du fait de l'évolution des réseaux, s'il avait fallu faire ça sur un logiciel 2D, cela n'aurait pas été possible car c'était trop de temps à passer.
Alors que dans la 3D, je fais mes modifs, mes plans et carnets sont mis à jour en temps réel (à quelque chose près bien sûr ;) ).

Par ailleurs, il était indiqué dès le début dans la charte graphique qu'en cas de litige sur le chantier, c'est la 3D qui faisait foi.

Au final, la 3D et le chantier était très ressemblant.

La 3D impose que dès le début, on clarifie et on organise bien les choses pour que justement, le temps passé soit récupéré lors de la réalisation vu qu'une partie des problèmes a été résolu.

Cdlt
il y a environ 6 ans
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#4298
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Question tres importante! Un probleme sur mon chantier du moment ou le contrat ne stipule pas que la maitrise d'oeuvre doive valider l'installation par rapport au modele mais par rapport aux plans 2D de l'architecte/l'ingenieur.

En tant qu'entreprise generale, nos sous-traitans (et nous meme) faisons tout en 3D (et je veux bien dire tout) au dessus de 1/4" (~1cm) avec une tolerance de 1/32" (~1mm). On ne s'attend pas bien sur a ce que cette tolerance soit respectee sur le chantier mais il faut absoluement s'entendre des l'ecriture du contrat quels documents vont gouverner. Comme Mathieu l'explique, la maquette evolue sans cesse (les architects et les ingenierus ne peuvent pas tout prevoir) et la source de verite doit absolument etre la derniere version de LA maquette qui inclut les changement operes par les ouvriers.

Bien sur, ils doivent commencer par utiliser cette meme maquette pour l'installation mais si les inspecteurs ne considerent pas que la maquette est la reference et que les plans archi ne refletent pas la dite maquette ca ne sert a pas grand chose vu que les deux documents ne montrent pas la meme chose.

Ca, c'est le process, a un niveau strategique.

Maintenant, pour ce qui est de convaincre les ouvriers que la 3D est indispensable, il faut s'assurer qu'ils ont les bon outils et les connaissances necessaires pour l'utiliser. Les ipads c'est pas mal (avec une visionneuse 3D telle que Glue ou BIManywhere...) mais le mieux reste quand meme un ordinateur dehors sur le chantier avec la maquette sur Navisworks comme je viens de deployer rien que la semain derniere. Apres avoir passe quelques heures pendant 3 jours a leur montrer comment l'utiliser et a modifier des parametres suite a des retours des ouvriers sur le logiciel, le modele, le hardware, etc.

Depuis, ils l'adorent et l'utilisent activement! Meilleur coordination entre corps d'état et ils m'ont confirme qu'il comprenait mieux ce qu'ils faisaient et ou il devait le faire. L'essence du BIM: pas qu'une technologie mais le development de relations a plusieurs niveaux.

(veuillez excuser les fautes de frappes, mon nouvel ordi n'est pas configure pour utiliser le Francais encore...)
il y a environ 6 ans
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#4303
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est ce que ça vaut la peine de passer des heures et des heures à modéliser sachant que la réalité est lointaine du modèle ?

Vous êtes payés pour ça, non ? Nous pourrions tout autant nous demander pourquoi faire des plans, alors que "de toute façon, ils verront en chantier" ?

Plus sérieusement, une raison simple de modéliser correctement le projet (et donc passer des heures dessus) est que ce travail devra être fourni quoi qu'il arrive pour livrer un DOE (ou équivalent) qui soit un vrai DOE et non, comme je le vois trop souvent, les plans EXE avant chantier affublés d'un tampon DOE. En revanche, le niveau de prestation et donc de détail et de richesse de la maquette ou des plans peut dépendre du règlement de consultation, par exemple, et des besoins réels du maître d'ouvrage quoi qu'il arrive.

Une question qui peut cependant demeurer est si cela vaut la peine de passer des heures à tout modéliser en 3D ou bien reprendre en 2D seulement les éléments nécessaires, lorsque le travail est fait sur des logiciels 3D mais fournis en 2D.

Enfin, en pratique, les processus de travail que cherche à mettre en place le BIM doivent justement contribuer à éliminer cette incertitude liée à la phase chantier. Si les plans sont aboutis, que tous les détails et aspects techniques, quels qu'ils soient, sont couverts par la conception, il n'est alors logiquement pas du ressort de chantier de repenser les dispositions constructives.

Quant à la manière de transmettre l'information du bureau d'études au chantier, c'est un autre sujet (par rapport à la question initialement posée, entendons nous bien.)
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