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  1. Fred Leau
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  3. lundi 6 mai 2019
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bonjour à tous!

Ca fait maintenant quelques temps que je travaille sur des projets BIM et je me rend compte que le sujet des faux-plafonds posent des problèmes. Pas en tant que tel mais dans le cadre de communication entre les maquettes techniques et la maquette archi. Dans un contexte closed bim Revit, comment organisez-vous entre tous les intervenants? Qui les modélisent? comment tenez-vous compte du calepinage "esthétique" de l'archi et des impératifs techniques (éclairement, diffusion du chauffage etc)? Pour faire quelque chose de propre, il faut faire un faux-plafond par pièce, pièce par forcément fixée tôt dans le projet. L'archi veut une altitude (ou le programme) mais incompatible avec les besoins en plenum, comment gérer les modifs d''altitude dans les maquettes différentes? Familles hébergées par face sur les faux-plafonds de la maquette archi liée? Trés utile dans ce contexte, l'archi modifie l'altitude, les modeleurs des CES recharge sa maquette et les terminaux suivent. Sur un projet, vu l'inertie de l'archi quant à la modélisation des fx plafonds, on l'a fait nous même. problème, ce n'est pas judicieux, pas BIM, il y a 2 faux-plafonds quand on charge toutes les maquettes (pas forcément à la même altitude...) etc... Le BIM Manager ou l'AMO Bim nous en fait la remarque dans ses rapports d'analyse de maquette, à juste titre.
Je suis en attente de vos retours concrets!
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Bonjour, il faut une cellule ou un collaborateur synthèse qui se charge de la mise à jour et de la gestion dans l'espace.
  1. il y a plus d'un mois
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  3. # 1
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Je parle des phases d'études. Les fx plafonds doivent être modélisés par quelqu'un au début etc...
  1. il y a plus d'un mois
  2. Plateformes collaboratives
  3. # 2
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Bonjour,

C'est en effet un sujet épineux... comme tous les sujets qui traitent des interfaces entre lots (murs, sols, ouvertures, pour ne citer que les plus évidents).

flux de travail rencontré
Dans les faits, pour tous les projets sur lesquels j'interviens, les lots sont traités en modèles distincts. A quelques exceptions près, la grande majorité des modèles architecturaux et techniques sont réalisés sur Revit (hors VRD). Il y a au minimum un modèle par lot. Davantage, suivant la taille du projet global.
Chacun est maitre de son modèle et a la charge de la modélisation des ouvrages décrits dans le CCTP de son lot, notamment en EXE. En MOE, les CEA sont modélisés par l'architecte. Les CET par le(s) BET. Les tâches sont donc moins "éparpillées" en MOE car il y a moins d'acteurs à intervenir. Dans cette dernière situation, les BET sont assujettis à l’avancement de la maquette architecturale. C’est un choix voulu dans le cadre de l’évolution du projet, notamment pour répondre au point que j’aborde dans la digression, plus loin dans ma réponse.

Pour le cas spécifique des plafonds, dans le modèle technique, je crée des plans de référence aux altimétries théoriques ou définies des plafonds puis je les nomme. Les familles qui devraient s’attacher aux plafonds sont créées avec un hôte par face. Les familles sont ensuite associées aux plans de référence plutôt qu’aux plafonds. il n'est pas nécessaire que les plafonds existent dans le modèle architectural pour que les plans soient créés, et que les familles associées puissent être placées.

Le modèle architecte est lié au modèle technique, et le paramètre "Limite de pièce" dans les propriétés de type du fichier lié est activé, si le modèle architectural est un modèle Revit. Cela permet à Revit de reconnaitre la géométrie du bâtiment dans le fichier lié et de créer des pièces ou des espaces dans le modèle technique.
Il est ensuite possible d'utiliser les fonctions de calcul comme le calcul de charge de chauffage et de refroidissement, par exemple.

Problèmes sous-jacents
La décomposition et l'ordre des tâches décrits ci-dessus n'épargne pas de devoir déplacer les plans de référence s'il y a des modifications apportées au modèle architectural.
Le fait de ne pas modéliser les plafonds dans les modèles techniques limitent certains calculs à partir du modèle 3D (mais n'interdit pas une approche "à l'ancienne";).
Cela ne fonctionne pas forcément non plus correctement en dehors d'un flux de travail close-BIM, sous Revit. Par exemple, un modèle IFC qui serait importé dans le modèle technique Revit poserait de nouveau le problème de la double modélisation. Il faut alors prévoir une vue d'export IFC qui exclut ces objets importés.
Enfin, cela n'empêche en rien de devoir reprendre 96 fois son modèle pour cause de modification intempestive, souvent induite par le fait que les études commencent alors que le bâtiment n'est même pas encore défini.

Constat actuel
Tout ceci n'est donc qu'un pansement sur une jambe de bois. Je me permettrai donc une petite digression à propos des méthodes de travail.
Nous cherchons quotidiennement des solutions aux conséquences plutôt qu'aux causes. C'est plus simple, plus rapide mais pas pérenne. Pour être réellement efficace, le changement doit être bien plus profond que le simple remplacement d'un outil de dessin 2D par un outil de modélisation. Le BIM n'est pas censé n'introduire que de la 3D. Ça, ça fait des années que nous savons le faire. Non, le BIM est aussi et avant tout censé produire de nouvelles méthodes de travail, fluidifier les échanges, améliorer la collaboration. Il faut réellement optimiser la conception d'un projet, sa géométrie, son organisation, etc., développer les méthodes et moyens de validation avec le maitre d'ouvrage, les ingénieurs, les économistes, pour limiter au plus possible les modifications intempestives ou tardives du projet.

Je lis ou vois régulièrement des articles, des vidéos, des conférences qui tiennent ce discours. La courbe de Mc Leamy est montrée à tous et érigée en pinacle de la bonne marche à suivre. Mais dans la pratique, c'est le grand néant : "On y arrivera pas", "avant que les archis changent leur façon de faire, l'eau aura couler sous les ponts", "le chantier n'est pas prêt", et autres propos caricaturaux pullulent dans les échanges informels et le statu quo semble finalement être la voie choisie par grand nombre des acteurs du bâtiment que je rencontre. A l'heure actuelle, et tant que nous ne changerons pas notre approche d'un projet, nous ne règlerons pas ce genre de souci, et les questions comme celle de ce sujet se poseront ad nauseam.


Nous souhaitons atteindre des sommets alors que nous avons laissé l'équipement au garage. Il est temps de mettre les bœufs devant la charrue si nous souhaitons un avenir réel et atteignable pour le "BIM".
  1. il y a plus d'un mois
  2. Plateformes collaboratives
  3. # 3
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merci pour ton retour très complet et que je trouve très pertinent. J'avais pensé en effet à utiliser les plans de réf mais j'aimerais bien utiliser les fonctionnalités de revit (et donc de faire un bon BIM) entre maquette. Utiliser la collaboration le plus possible donc. Limiter la réalisation de mêmes choses par plusieurs entités reste je pense, ce qu'il faut atteindre. Faire des plans de réf limite les doublons d'éléments (fx pl en l'occurrence) mais pour le reste, je ne vois pas trop encore comment faire. Pour nos prochains projets, je tente à trouver des moyens pour échanger avec l'architecte dés que possible et de tenter de fixer les fx plafonds le plus rapidement possible. Le plus gros souci vient du calepinage. Par ex dans une salle de classe, pièce toute bête, il peut avoir des panneaux chauffants, des luminaires, des bouches etc... Actuellement, c'est la galère comme tu dis quand il faut modifier la position des terminaux X fois. On ajoute une armoire technique ou autre, ça fout le calepinage en l'air.
Pour ton constat, je suis tout à fait en adéquation avec toi, on n'est pas rendu!!
Je suis preneur d'autres retours d'expérience.
  1. il y a plus d'un mois
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  3. # 4


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