MyArchitectAI ou Veras : deux approches du rendu IA pour l'architecture
Vous cherchez à produire rapidement des visuels photoréalistes ou stylisés à partir d'un travail de conception, sans mobiliser un moteur de rendu classique. MyArchitectAI et Veras répondent tous deux à ce besoin via une IA générative, et se recoupent nettement sur le rendu image-vers-image et l'édition par zone.
Le chevauchement fonctionnel est réel, mais la logique d'insertion dans les outils de production diffère : Veras propose des plugins natifs lancés depuis le logiciel auteur, là où MyArchitectAI reste un service cloud qui traite des images exportées. C'est cette différence d'approche qu'il faut garder en tête.
MyArchitectAI et Veras en bref
| Critère | MyArchitectAI | Veras |
|---|---|---|
| Accès | Service cloud, navigateur uniquement | Plugins natifs multi-logiciels et web app |
| Entrée | Images exportées (JPEG, PNG, WEBP) | Vue du modèle depuis l'outil auteur, ou image |
| Contrôle géométrie | Conservation annoncée, sans réglage explicite | Curseur Geometry Override et seed reproductible |
| Livrables | Images, animation vidéo MP4, API REST | Images (variantes, sélection, seed) |
| Écosystème | Éditeur indépendant | Intégré à l'écosystème Chaos |
Ce qu'elles ont réellement en commun
Les deux solutions transforment un support de conception en visuel photoréaliste ou stylisé grâce à une IA générative, sans passer par un moteur de rendu traditionnel. Elles s'adressent aux mêmes profils, architectes, designers et paysagistes, et partagent le rendu image-vers-image ainsi que l'édition ciblée par zone. C'est ce socle commun qui les fait apparaître ensemble dans une même réflexion.
Les différences qui comptent
Rendu depuis la maquette ou depuis une image
Le point de départ du rendu n'est pas le même. MyArchitectAI fonctionne exclusivement dans le navigateur et prend en entrée des images déjà exportées depuis un logiciel de CAO ou 3D. Les intégrations mentionnées relèvent de la compatibilité des formats d'export, pas d'une connexion directe à la maquette numérique.
Veras, de son côté, propose de vrais plugins natifs pour Revit, SketchUp, Rhino, Archicad, Vectorworks et Autodesk Forma. Le rendu se lance directement depuis l'outil auteur, sur la base de la vue du modèle, en plus d'une web app image-vers-image. Si l'équipe veut déclencher le rendu depuis sa maquette sans étape d'export manuelle, cette différence pèse concrètement sur le flux de travail. Si l'usage se limite à traiter des images finies, l'approche cloud suffit.
Contrôle de la fidélité géométrique
MyArchitectAI annonce la conservation de la géométrie et des textures lors du passage au rendu, avec un prompt optionnel, mais sans réglage explicite du degré de fidélité communiqué. Veras met en avant un curseur Geometry Override qui module le niveau de liberté du rendu par rapport à la géométrie source, ainsi qu'une reprise du même seed pour des itérations cohérentes.
Pour un usage où le rendu doit rester fidèle au projet, présentation d'une intention validée ou variantes maîtrisées, ce réglage explicite offre un pilotage plus fin. Pour une génération plus libre à partir d'images, la distinction pèse moins.
Périmètre des livrables : vidéo et API
MyArchitectAI génère aussi des animations vidéo MP4 à partir d'un rendu fixe et expose une API REST facturée à l'usage, couvrant le rendu, le transfert de style, l'édition, l'upscale, l'animation et le text-to-image, avec traitement puis suppression annoncés des entrées et sorties. Les éléments disponibles décrivent Veras comme centré sur la production d'images (variantes, sélection, seed) ; aucune fonction d'animation vidéo ni API publique n'y est établie à ce stade.
Si le besoin inclut des séquences vidéo ou une intégration applicative via API, MyArchitectAI couvre explicitement ces cas. Pour du rendu image uniquement, cet écart reste neutre.
Environnement éditeur
MyArchitectAI est édité par une société indépendante, sans appartenance à une suite de rendu établie. Veras est désormais intégré à l'écosystème Chaos, éditeur de V-Ray et Enscape, ce qui l'inscrit dans une gamme de visualisation plus large et fait évoluer sa gestion de licence et de crédits. Pour une équipe déjà équipée d'outils Chaos, cette appartenance peut compter ; MyArchitectAI reste un choix plus autonome, centré sur son propre produit.
Quand regarder plutôt MyArchitectAI
- Si le besoin principal est un rendu entièrement dans le navigateur, sans installation ni station graphique dédiée.
- Si le flux part d'images ou d'exports déjà réalisés plutôt que de la maquette elle-même.
- Si le projet nécessite des animations vidéo MP4 à partir d'images fixes.
- Si une intégration applicative via API facturée à l'usage est prévue.
Quand regarder plutôt Veras
- Si l'équipe travaille principalement dans Revit, SketchUp, Rhino, Archicad, Vectorworks ou Forma et veut lancer le rendu depuis l'outil auteur.
- Si le projet nécessite un contrôle explicite de la fidélité à la géométrie source et des itérations à seed stable.
- Si l'environnement logiciel existant repose déjà sur l'écosystème Chaos (V-Ray, Enscape).
Points à vérifier avant de choisir
- L'existence, le périmètre et la disponibilité éventuels d'une API et de fonctions d'animation vidéo côté Veras, non établis à ce jour.
- Le modèle de licence et de crédits de Veras après son intégration à Chaos, susceptible d'avoir évolué.
- La compatibilité précise des versions de logiciels hôtes prises en charge par les plugins Veras au regard du parc de l'équipe.
En synthèse
Les deux solutions se rejoignent sur le rendu IA image-vers-image et l'édition ciblée, pour des profils identiques. La distinction centrale tient au point d'entrée du rendu : MyArchitectAI traite des images dans le navigateur, avec en plus vidéo et API, tandis que Veras se déclenche depuis la maquette via des plugins natifs et s'inscrit dans l'écosystème Chaos. Le contexte de production, images finies ou travail directement lié à l'outil auteur, doit principalement guider la décision.
