PromeAI ou Veras : deux approches de la génération de rendus IA en conception
Les deux solutions visent le même moment du projet : produire rapidement des rendus par IA pour explorer une esquisse, itérer sur une intention et communiquer en phase de conception. Elles peuvent donc apparaître ensemble dans une réflexion d'agence ou de paysagiste. Mais le chevauchement reste partiel : PromeAI est une plateforme cloud générique de création visuelle pilotée par croquis, photos ou texte, tandis que Veras s'ancre dans les logiciels auteurs via des plugins natifs, tout en proposant aussi une version web.
La différence à garder en tête tient donc moins à la finalité qu'à la manière d'y arriver : un flux 2D autonome dans le navigateur d'un côté, un rendu couplé à la maquette de l'autre.
PromeAI et Veras en bref
| Critère | PromeAI | Veras |
|---|---|---|
| Approche | Plateforme cloud générique de création visuelle | Rendu IA couplé au logiciel auteur |
| Déploiement | SaaS dans le navigateur uniquement | Plugins natifs + application web |
| Entrées | Croquis, photos, captures, texte | Vue de modèle 3D ou image |
| Périmètre | Images, édition, variantes, vidéo | Rendus fixes, sélection partielle, variantes |
| Accès | Freemium par crédits | Licence, essai limité |
Ce qu'elles ont réellement en commun
Les deux répondent au besoin de générer des rendus par IA pour l'esquisse, l'itération visuelle et la communication d'intention en conception, à destination des agences d'architecture et des paysagistes. Dans les deux cas, on part d'une entrée visuelle pour obtenir rapidement plusieurs propositions cohérentes, sans passer par une chaîne de rendu traditionnelle. C'est ce socle qui justifie de les regarder ensemble.
Les différences qui comptent
Intégration à l'outil de production
C'est là que les deux approches divergent le plus nettement. PromeAI fonctionne uniquement en cloud dans le navigateur, à partir de croquis, photos ou captures d'écran importés ; aucune intégration native à un logiciel de modélisation n'est décrite.
Veras propose de son côté des plugins natifs pour Revit, SketchUp, Rhino, Archicad, Vectorworks et Autodesk Forma, en plus d'une application web image-vers-image, avec prise en charge de versions récentes comme Revit 2026 et SketchUp 2026. Ce point pèse selon que l'équipe veut lancer le rendu directement depuis sa vue de modèle dans son logiciel auteur, ou préfère un flux 2D autonome sans dépendance à un logiciel hôte.
Contrôle de la fidélité à la géométrie source
PromeAI transforme des croquis, photos ou captures en rendus, mais ne décrit pas de réglage explicite de conservation de la géométrie du modèle source. L'exploration reste donc plus libre, plus proche de l'interprétation visuelle.
Veras intègre un réglage Geometry Override qui module le degré de fidélité du rendu à la géométrie du modèle 3D, ainsi qu'une reprise du même seed pour des itérations cohérentes. Pour un usage où le rendu doit rester fidèle à la géométrie conçue, ce contrôle a plus de poids ; pour une exploration à partir d'esquisses, la contrainte importe moins.
Étendue du périmètre de production visuelle
PromeAI couvre sur une même plateforme la génération d'images, l'édition localisée, les variantes cohérentes, la rénovation d'extérieurs à partir de photos et la génération vidéo. Veras est centré sur le rendu d'images à partir d'une vue ou d'une image, avec sélection partielle et variantes ; aucune génération vidéo native n'est décrite.
Si le besoin inclut de l'animation de présentation ou une chaîne complète idéation-retouche-vidéo, le périmètre de PromeAI est plus large. Si le besoin se limite au rendu fixe couplé à la maquette, celui de Veras suffit.
Modèle d'accès
Les logiques commerciales ne se recouvrent pas non plus. PromeAI repose sur un modèle freemium à base de crédits, avec un accès gratuit initial sans carte. Veras s'appuie sur une tarification publique par licence, déclinée en plusieurs profils, avec un essai gratuit limité en durée et en nombre de rendus. Le premier convient davantage à un usage variable et ponctuel, le second à un usage régulier et prévisible en agence.
Quand regarder plutôt PromeAI
- Si l'équipe travaille sans logiciel BIM ou souhaite un flux entièrement en navigateur à partir de croquis, photos ou texte.
- Si le besoin inclut de la génération vidéo ou une chaîne complète de production visuelle en plus des rendus fixes.
- Si un mode de consommation par crédits, avec accès gratuit initial, correspond mieux à un usage variable.
Quand regarder plutôt Veras
- Si l'environnement logiciel existant repose sur Revit, SketchUp, Rhino, Archicad, Vectorworks ou Forma et que le rendu doit se lancer depuis la vue de modèle.
- Si le projet nécessite un contrôle explicite de la fidélité à la géométrie conçue et des itérations cohérentes par seed.
- Si l'équipe préfère une tarification publique par licence et un essai borné pour évaluer avant achat.
Points à vérifier avant de choisir
- L'impact concret du rachat d'EvolveLAB par Chaos sur la marque, l'offre et la tarification de Veras, désormais présentée sous l'écosystème Chaos.
- La compatibilité précise des versions de vos logiciels auteurs avec les plugins Veras, les versions supportées évoluant régulièrement.
- La grille tarifaire exacte de PromeAI et la conversion crédits/rendus, non clairement établie dans les données disponibles.
En synthèse
PromeAI et Veras se croisent sur un même besoin — générer des rendus par IA en conception — mais l'abordent différemment : une plateforme cloud générique et large côté PromeAI, un rendu ancré dans le logiciel auteur et attentif à la géométrie côté Veras. Le contexte qui doit guider la décision est avant tout celui de votre environnement de production : flux 2D autonome ou rendu couplé à la maquette, périmètre visuel étendu ou fidélité au modèle conçu.
