IA et conformité réglementaire dans le BIM : de quoi parle-t-on vraiment ?
Le Regulatory Domain de buildingSMART International a consacré un webinar à l'IA et à la conformité réglementaire le 22 juin 2026. La partie la plus concrète pour les praticiens BIM vient de Tamer El-Diraby (Université de Toronto), qui distingue trois niveaux d'usage de l'IA en vérification de conformité : extraire les règles depuis le texte du code pour les appliquer aux plans, enrichir ces règles en analysant un large corpus de projets déjà acceptés, ou aller plus loin en capturant aussi les échanges et motifs de refus pour apprendre les pratiques réellement admises, au-delà du seul texte réglementaire.
Ce dernier niveau suppose de disposer de corpus de maquettes IFC homogènes et documentés dans la durée, exactement ce qui distingue aujourd'hui des pays comme Singapour ou la Finlande sur le permis de construire numérique. L'approche reste explicitement hybride (les règles existantes ne sont pas remplacées, mais complétées) et encore au stade de prototype universitaire, testé sur le campus de Toronto, avant publication scientifique.
buildingSMART International lance en parallèle un groupe de travail pour définir un agenda de recherche sur ce sujet, ouvert aux organisations et experts intéressés (contact : [email protected]). Gianluca Misuraca (ex Joint Research Centre de la Commission européenne) a par ailleurs partagé des chiffres qui invitent à la mesure : l'adoption de l'IA dans le secteur public a fortement progressé en volume depuis 2020, mais sa nature reste largement inchangée, encore dominée par les chatbots et l'aide au service, loin devant l'automatisation de décisions complexes.
